
mai 2009
Dès 1890, dans un article intitulé « Le traitement psychique », Freud écrit qu’il voulait promouvoir un traitement par les mots et se préoccupe, en réaction contre un causalisme unilatéral (l’âme reflet du corps), de « l’action de l’âme sur le corps ». Pour autant, il ne faudrait pas, en prenant acte de ce premier pas décisif, oublier que la psychanalyse est née d’une interprétation de ce par les mots qui contredit frontalement ce que Freud soutient dans cet article pré-psychanalytique : les mots de l’Autre (le thérapeute) sont censés corriger les maux de l’un (le patient) par la suggestion hypnotique. Cet oubli est pourtant ce qui sous-tend la tentation, à laquelle cède la loi sur la psychothérapie (y compris son dernier avatar sous forme d’amendement), de dissoudre la psychanalyse dans le médico-psychologique, dont l’idéal est l’arasement du symptôme avant qu’il ne délivre son message toujours subversif, à savoir cet envers devant lequel la vérité dont le langage est capable s’avoue en échec. Qu’un dire sache transcender le langage est l’impossible que même la loi doit respecter pour que la psychanalyse persiste vive.
THÉORIE
Oeuvre de silence Isabelle Morin
Schreber : un monde sans tragédie ? Patricia León
À mi-chemin des psychoses Jacques Marblé
Un président devient fou Michel Mesclier
Schreber et les appareils du symptôme Jacques Podlejski
LE CAS
Mission impossible Alain Abelhauser
L’ASSOCIATION
La foule à l’heure du discours capitaliste Véronique Sidoit
BETTELHEIM, Ce qui reste de Bruno Bettelheim MANNONI Patricia León et Ramón Menéndez
Maud Mannoni et les « (é)veilleurs d’humanité » Laure Thibaudeau
LA PASSE
L’équarrissage Catherine Vasseur
LA STRUCTURE
Père et Nom(s)-du-Père (3e partie)
Y ETU ?
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